Cour de cassation, 26 mai 1988. 85-45.606
jurisprudence.case.jurisdiction :
Cour de cassation
jurisprudence.case.number :
85-45.606
jurisprudence.case.decisionDate :
26 mai 1988
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Sur le moyen unique :
Attendu que M. X..., salarié de la société Nocerino déclarée en liquidation de biens le 15 mai 1984, a été licencié par le syndic le 17 mai 1984 avec effet du 19 mai 1984 sans exécution du préavis ; que le syndic fait grief au jugement attaqué (conseil de prud'hommes de Maubeuge, 26 juillet 1985) de l'avoir condamné à remettre sous astreinte un certificat de travail à M. X... et d'avoir, pour fixer la créance de celui-ci, pris en considération le montant d'une facture dont il se serait acquitté pour le compte de la société alors, selon le pourvoi, d'une part, que le syndic n'étant pas l'employeur des salariés d'une société en règlement judiciaire ou en liquidation de biens, il ne pouvait être condamné à se substituer aux obligations de la débitrice et alors, d'autre part, que s'agissant d'une facture qui, en tout état de cause, n'aurait été réglée par M. X... que dans le cadre de son mandat d'administrateur de la société, le conseil de prud'hommes ne se trouvait pas compétent pour statuer à son égard ;
Mais attendu, d'une part, que le moyen en sa seconde branche, est nouveau et que, mélangé de fait et de droit, il est irrecevable ; que, d'autre part, il entre dans les pouvoirs du syndic, en sa qualité de représentant du débiteur en liquidation des biens dessaisi de l'administration et de la disposition de son patrimoine, de délivrer au salarié le certificat de travail auquel il a droit ; d'où il suit que le moyen ne peut-être accueilli ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
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