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Cour de cassation, 15 octobre 1991. 90-10.930

jurisprudence.case.jurisdiction :

Cour de cassation

jurisprudence.case.number :

90-10.930

jurisprudence.case.decisionDate :

15 octobre 1991

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. Sur le moyen unique, pris en ses deux branches : Attendu que Mme X... fait grief à l'arrêt attaqué (Dijon, 18 octobre 1989) de lui avoir étendu la liquidation judiciaire de la société X... et compagnie (la société), alors, selon le pourvoi, d'une part, qu'en prononçant la liquidation judiciaire de Mme X... sans rechercher si celle-ci se trouvait en état de cessation des paiements, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard de l'article 3 de la loi du 25 janvier 1985 ; et alors, d'autre part, qu'une mesure de liquidation judiciaire ne saurait être directement prononcée à l'encontre d'un dirigeant social sans qu'ait été préalablement ouverte une procédure de redressement judiciaire ; qu'en décidant le contraire, la cour d'appel a violé les articles 1 et 8 de la loi du 25 janvier 1985 ; Mais attendu qu'après avoir constaté que la société X... et Mme X... avaient confondu leurs patrimoines, la cour d'appel, qui n'avait pas à rechercher si cette dernière était personnellement en état de cessation des paiements, a décidé à bon droit de lui étendre la liquidation judiciaire de la société sans recourir préalablement à la procédure de redressement judiciaire ; que le moyen n'est donc fondé en aucune de ses branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi

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Cour de cassation 1991-10-15 | Jurisprudence Berlioz