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Cour de cassation, 01 juillet 1992. 91-21.070

jurisprudence.case.jurisdiction :

Cour de cassation

jurisprudence.case.number :

91-21.070

jurisprudence.case.decisionDate :

1 juillet 1992

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. Sur le moyen unique : Vu l'article 706-3 du Code de procédure pénale, ensemble les articles 455 et 458 du nouveau Code de procédure civile ; Attendu que Mme Le Pen a demandé le 13 mai 1991 la réparation du préjudice subi du fait du meurtre de son mari le 3 juillet 1985 et sollicité le relevé de la forclusion encourue ; Attendu que, pour accueillir cette demande, la commission d'indemnisation des victimes d'infraction se borne à énoncer qu'il s'agit de faits de violence ayant des conséquences dramatiques qui ont empêché Mme Le Pen de faire valoir ses droits dans les délais requis ; Qu'en se bornant à cette simple affirmation, sans préciser les raisons pour lesquelles Mme Le Pen n'avait pas été en mesure de faire valoir ses droits, la commission d'indemnisation des victimes d'infractions n'a pas donné de base légale à sa décision ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, la décision rendue le 17 septembre 1991, entre les parties, par la commission d'indemnisation des victimes d'infractions du tribunal de grande instance de Créteil ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ladite décision et, pour être fait droit, les renvoie devant la commission d'indemnisation des victimes d'infractions du tribunal de grande instance de Bobigny

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Cour de cassation 1992-07-01 | Jurisprudence Berlioz