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Cour de cassation, 16 juillet 1992. 91-10.688

jurisprudence.case.jurisdiction :

Cour de cassation

jurisprudence.case.number :

91-10.688

jurisprudence.case.decisionDate :

16 juillet 1992

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. Sur le moyen unique pris en sa seconde branche : Vu la loi des 16-24 août 1790 et le décret du 16 fructidor an III ; Attendu qu'un procès-verbal a été dressé, le 3 septembre 1987, à l'encontre de M. X... pour infractions aux dispositions sur l'emploi de la main-d'oeuvre étrangère ; que l'Office des migrations internationales lui a notifié un état exécutoire au titre de la contribution spéciale instituée par l'article L. 341-7 du Code du travail et a pratiqué une saisie-arrêt ; Attendu que l'arrêt attaqué a ordonné la mainlevée de la saisie aux motifs que la relaxe prononcée par la juridiction pénale avait privé de cause le titre exécutoire ; Attendu qu'en se déterminant ainsi alors que la contribution susmentionnée, due indépendamment des poursuites judiciaires, est de nature administrative et que le juge judiciaire n'était compétent que pour statuer sur la validité en la forme de la procédure d'exécution et non sur l'existence de la créance, la cour d'appel a violé les textes susvisé ; PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 25 octobre 1990, entre les parties, par la cour d'appel de Nîmes ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Montpellier

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Cour de cassation 1992-07-16 | Jurisprudence Berlioz