Cour de cassation, 25 novembre 1999. 97-21.929
jurisprudence.case.jurisdiction :
Cour de cassation
jurisprudence.case.number :
97-21.929
jurisprudence.case.decisionDate :
25 novembre 1999
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Attendu, selon l'arrêt attaqué, que Mme X... a assigné son époux en séparation de corps et que celui-ci a formé une demande reconventionnelle en divorce sur le fondement de l'article 242 du Code civil ;
Sur le premier moyen, qui est préalable : (sans intérêt) ;
Mais sur le deuxième moyen :
Vu l'article 245 du Code civil ;
Attendu que, pour prononcer le divorce des époux X... aux torts de l'épouse, l'arrêt énonce que l'abandon du domicile conjugal par celle-ci constitue une violation grave et renouvelée des devoirs et obligations du mariage rendant intolérable le maintien de la vie commune dès lors que la preuve n'est pas rapportée d'un état de nécessité et spécialement de violences concomitantes du mari ;
Qu'en statuant par de tels motifs, subordonnant l'appréciation de l'excuse de la faute de l'épouse à la preuve d'une faute concomitante du mari et à l'existence d'un état de nécessité, la cour d'appel, qui a ajouté au texte précité des conditions qu'il ne prévoit pas, l'a violé ;
PAR CES MOTIFS, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les troisième et quatrième moyens :
CASSE ET ANNULE, dans toutes ses dispositions, l'arrêt rendu le 15 mai 1997, entre les parties, par la cour d'appel d'Agen ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l'état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d'appel de Pau.
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