Cour de cassation, 09 juillet 1984. 81-42.866
jurisprudence.case.jurisdiction :
Cour de cassation
jurisprudence.case.number :
81-42.866
jurisprudence.case.decisionDate :
9 juillet 1984
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Sur le moyen unique :
Vu l'article 10-2-11 de la convention collective de la métallurgie de Roubaix-Tourcoing ;
Attendu qu'il résulte de ce texte que le salarié absent pour maladie reçoit pendant quarante-cinq jours la rémunération qu'il aurait perçue s'il avait continué à travailler ;
Attendu que, pour condamner la société H. Lecluse et Fils à verser à M. X..., employé dans la section des machines automatiques un complément de prime de productivité, calculée sur le taux appliqué aux salariés ayant travaillé pendant son absence pour maladie, le jugement attaqué se réfère aux dispositions du texte susvisé ;
Qu'en statuant ainsi, alors que l'article L. 10-2-11 de la convention collective ne s'applique pas à l'accroissement de prime correspondant à la productivité des autres salariés, pendant l'absence du salarié malade, même lorsqu'elle est, comme en l'espèce, inversement proportionnelle au temps de présence, le Conseil de prud'hommes a violé le texte susvisé ;
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE le jugement rendu entre les parties le 8 octobre 1981 par le Conseil de prud'hommes de Halluin ; remet, en conséquence, la cause et les parties au même et semblable état où elles étaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant le Conseil de prud'hommes de Roubaix.
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