Cour de cassation, 09 juin 1987. 85-17.724
jurisprudence.case.jurisdiction :
Cour de cassation
jurisprudence.case.number :
85-17.724
jurisprudence.case.decisionDate :
9 juin 1987
jurisprudence.premium.aiSummary
jurisprudence.premium.aiSummary
jurisprudence.premium.aiSummaryDesc
jurisprudence.premium.unlockSummaryjurisprudence.case.fullText
Sur le moyen unique :
Attendu, selon l'arrêt attaqué (Rennes, 24 juillet 1985), que la société Chaudronnerie de l'Ouest (SCO) a été mise en règlement judiciaire sans avoir payé les fournitures livrées par la société FMO Novacier (FMO) ; que celle-ci, se fondant sur une clause de réserve de propriété, a demandé dans le délai légal la restitution de ces fournitures ou, à défaut, le paiement de leur valeur ;
Attendu qu'il est reproché à l'arrêt d'avoir accueilli cette dernière demande alors, selon le pourvoi, qu'une transformation résultant de " l'utilisation des tôles " constatée par l'arrêt, qui leur fait perdre leur individualité, les soustrait à toute revendication ; que dès lors en condamnant la SCO et le syndic à payer à la société FMO la valeur des marchandises transformées par la SCO, la cour d'appel a violé l'article 65 de la loi du 13 juillet 1967 ;
Mais attendu qu'après avoir constaté que les marchandises revendiquées existaient en nature au jour de l'ouverture de la procédure collective, l'arrêt relève que ces marchandises avaient été utilisées par l'acheteur avant l'expiration du délai ouvert au vendeur pour exercer sa revendication ; que dès lors, c'est à bon droit que la cour d'appel a condamné le syndic représentant la masse des créanciers à en payer la valeur ; que le moyen n'est pas fondé ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
jurisprudence.cta.analyzeTitle
jurisprudence.cta.analyzeDesc
jurisprudence.cta.noCreditCard