Berlioz.ai

Cour de cassation, 21 juillet 1987. 86-12.285

jurisprudence.case.jurisdiction :

Cour de cassation

jurisprudence.case.number :

86-12.285

jurisprudence.case.decisionDate :

21 juillet 1987

jurisprudence.premium.aiSummary

jurisprudence.premium.aiSummary

jurisprudence.premium.aiSummaryDesc

jurisprudence.premium.unlockSummary

jurisprudence.case.fullText

Sur le moyen unique, pris en ses deux branches : Attendu, selon les énonciations des juges du fond, que M. C. R. est décédé le 12 janvier 1982 laissant son père et sa mère, les époux R.-G. et en l'état d'un testament olographe ainsi rédigé "Ceci est mon testament. Par la présente je lègue tous mes biens à ma compagne qui a vécu avec moi vingt merveilleuses années, Mademoiselle J. B., qui pourra, comme bon lui semble, jouir de tous mes biens jusqu'à sa mort. A sa mort, mes biens reviendront à ma nièce et à mon neveu L. et P. R.. Fait à Paris le 26 septembre 1979", que les héritiers étant en désaccord sur le sens de ces dispositions testamentaires, l'arrêt confirmatif attaqué a décidé que le de cujus avait entendu gratifier Mme B. en usufruit seulement et qu'en conséquence une moitié de ses biens revenait à ses parents héritiers réservataires, que Mme B. devait recevoir l'autre moitié en usufruit et que P. et L. R. disposeraient de la nue-propriété de cette seconde moitié ; Attendu que Mme B. reproche à l'arrêt attaqué (Paris 27 novembre 1985) d'avoir ainsi statué, alors que, d'une part, les expressions employées par le de cujus étaient équivoques et appelaient une interprétation, puisqu'il pouvait s'agir aussi bien d'un legs universel au profit de Mme B. d'une substitution fidéi-commissaire ou d'un legs de residuo et qu'en énonçant que les termes du testament étaient clairs et précis et instituaient seulement Mme B. légataire en usufruit, les juges du fond se seraient refusé à exercer leur pouvoir souverain d'interprétation et alors que, d'autre part, ils se seraient abstenus de rechercher si la volonté du testateur n'avait pas été d'assortir le legs fait à Mme B. d'un legs de residuo au profit de P. et de L. R. ; Mais attendu, d'abord, que contrairement à ce que soutient le moyen, les juges du fond ont recherché quelle avait été l'intention du testateur et que, dans l'exercice de leur pouvoir souverain d'interprétation, ils ont décidé qu'en employant l'expression "Melle J. B. ... pourra, comme bon lui semble, jouir de tous mes biens jusqu'à sa mort" et non celle "pourra en disposer" le défunt avait entendu gratifier sa compagne d'un usufruit pour qu'après le décès de celle-ci la pleine propriété des biens revienne à ses neveu et nièce institués nus-propriétaires ; Et attendu ensuite que le legs de residuo impliquant le pouvoir du gratifié de disposer des biens légués pour n'en transmettre après son décès que ce qu'il en restera, la Cour d'appel, après avoir constaté que Mme B. n'avait que la jouissance des biens, à charge d'en conserver la substance pour les nus-propriétaires, en a déduit à bon droit que le testament litigieux ne contenait aucun legs de residuo ; D'où il suit que l'arrêt attaqué est légalement justifié et que le moyen ne peut être accueilli en aucune de ses branches ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi

jurisprudence.cta.analyzeTitle

jurisprudence.cta.analyzeDesc

jurisprudence.cta.noCreditCard

jurisprudence.premium.timeline

jurisprudence.premium.timeline

jurisprudence.premium.timelineDesc

jurisprudence.premium.viewTimeline
Cour de cassation 1987-07-21 | Jurisprudence Berlioz