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Cour de cassation, 07 novembre 1990. 89-17.983

jurisprudence.case.jurisdiction :

Cour de cassation

jurisprudence.case.number :

89-17.983

jurisprudence.case.decisionDate :

7 novembre 1990

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Sur le moyen unique : Attendu, selon le jugement attaqué (tribunal d'instance de Grasse, 30 mai 1989), rendu en dernier ressort, qu'estimant que M. Y... lui avait causé un dommage en mettant en cause son intégrité auprès de son employeur, M. X..., responsable des achats d'un hôtel, l'a assigné en dommages-intérêts ; Attendu qu'il est fait grief au jugement d'avoir accueilli cette demande, alors qu'en considérant que M. Y..., chargé par la direction de l'hôtel du contrôle du service de M. X..., avait commis une faute en révélant l'existence de détournements et en contraignant celui-ci à se justifier, le Tribunal aurait violé l'article 1382 du Code civil ; Mais attendu que le jugement retient que M. Y..., qui avait seulement détecté des anomalies et irrégulariés dans la gestion de M. X..., l'avait accusé ouvertement de détournement de marchandises, grief reconnu par la suite sans fondement ; Que, de ces énonciations, le Tribunal a pu déduire, justifiant légalement sa décision, que M. Y... avait commis une faute ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi

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Cour de cassation 1990-11-07 | Jurisprudence Berlioz